Gilles est en première année à l’Ifsi. A 32 ans, ce jeune homme a une expérience professionnelle quelque peu… atypique. Voici son parcours.

« Je suis maçon de base. J’ai suivi les traces de mon père mais ce n’était pas fait pour moi ! » Après quatre ou cinq ans dans l’entreprise familiale, il s’est engagé dans l’armée, où il était pompier-militaire. « Je me suis découvert. J’avais besoin d’un côté humain. Il fait ensuite un reclassement professionnel et devient aide-soignant, « pour débuter ma carrière mais je savais déjà que je voulais être infirmier. » Après trois ans à la Croix-Rouge de Marseille, à faire notamment de la prévention et des soins à la personne, il a profité de la passerelle qui lui permet, après un examen, d’intégrer un Ifsi. Son choix s’est porté sur Chaumont.

« Ici, on a vraiment une qualité d’enseignement que l’on ne trouve pas forcément ailleurs. C’est pour cela que je suis venu. J’ai regardé le recrutement  : 50 ici et 300 chez moi ! Je savais que ce serait plus abordable, plus familial, plus convivial. Et je ne me suis pas trompé ! » Il envisage de poursuivre sa formation. « Pourquoi pas en tant qu’anesthésiste ou m’engager chez les pompiers en tant que pompier-infirmier. » En attendant, il a postulé pour être sapeur-pompier volontaire à Chaumont et apprécie son début d’apprentissage à l’Ifsi. « Nous avons une bonne relation avec les formateurs. On se sent épaulés. C’est comme un cocon. » Et la bonne ambiance de la Journée portes ouvertes  de mercredi 6 février, n’était pas une façade. « L’été, on se retrouve ici (derrière le bâtiment) entre 1re et 2e années, et on fait des parties de pétanque, du foot. On va même faire du basket ensemble. » Sans parler des soirées étudiantes…

Julie Arnoux